À propos · Nissiel
Qui écrit ça : Nissiel Thomas
Moi. Une seule personne, pas une rédaction, pas une agence de contenu, pas un pipeline qui recrache de la veille en pilote automatique. Je m’appelle Nissiel Thomas, je suis founder d’Ava First AI à Paris, et j’écris les deux newsletters de ce site. Cette page existe parce que vous avez raison de vous méfier : le web français déborde de contenu IA et TDAH écrit par des gens qui n’y connaissent rien et que personne ne tient pour responsable. Voici qui je suis, pourquoi j’écris ça, et ce que je vous promets.
D’où je parle (et d’où je ne parle pas)
Je suis développeur et entrepreneur. Au quotidien je code en Next.js / TypeScript côté front, Python côté traitement, Supabase côté données. Je construis Ava First AI, donc je passe mes journées à intégrer des modèles d’IA dans un vrai produit — avec de vrais utilisateurs, de vrais coûts d’inférence, et de vraies décisions de fournisseur. Quand un labo annonce un “agent” révolutionnaire, je ne lis pas le communiqué : je me demande si je le brancherais en prod lundi. Ça change tout ce qu’on écrit.
Je ne suis ni journaliste tech accrédité, ni médecin, ni chercheur. Je tiens à le dire clairement parce que la confiance se construit sur ce qu’on ne prétend pas être. Sur l’IA, ma légitimité c’est la pratique : j’implémente cette techno, je sais où elle ment. Sur le TDAH, ma légitimité c’est le vécu : je suis concerné à titre personnel, mon diagnostic est en cours. Je n’écris jamais “en tant qu’expert clinique”. J’écris en tant que personne qui lit les études une par une, vérifie les sources primaires, et refuse de relayer une affirmation chiffrée qu’elle n’a pas pu remonter à sa publication d’origine. La différence est tout sauf cosmétique.
Pourquoi DEUX newsletters qui n’ont rien à voir
La question revient souvent : qu’est-ce que l’IA et le TDAH font sur le même site ? Réponse honnête : ce sont mes deux obsessions, et elles partagent exactement le même problème de fond — un océan de bruit qui se fait passer pour de l’information.
Sur l’IA, le bruit c’est le post LinkedIn triomphant qui annonce qu’une puce va “tuer Nvidia” sans avoir lu le prospectus. C’est précisément ce qu’on a démonté dans l’édition sur l’IPO Cerebras : la vitesse était réelle, le modèle économique était un manège. Ou ce “OS écrit par 93 agents en 12 heures” qui s’est dégonflé dès qu’un chercheur de Princeton a demandé le code — l’histoire complète est dans l’édition Erdős et Doom.
Sur le TDAH, le bruit c’est le concept viral vendu sans aucune validation scientifique. On a ouvert la série exactement là-dessus : le RSD est partout, sauf dans la littérature peer-reviewed. Pas pour nier ce que les gens ressentent — au contraire — mais parce que confondre “vécu réel” et “concept démontré”, c’est ouvrir la porte aux programmes de coaching à 800 €.
Même ennemi, deux fronts. C’est pour ça que les deux vivent ici.
La Semaine IA : pour celles et ceux qui doivent décider, pas commenter
La Semaine IA sort chaque semaine, pour les devs, founders et product people francophones qui intègrent vraiment l’IA dans un produit — pas pour ceux qui veulent juste alimenter une conversation de dîner.
La ligne est simple : un angle par édition, jamais un résumé plat. Quand OpenAI a sorti quatre décisions commerciales en trois jours, on n’a pas listé les annonces — on a montré que le mot “recherche” avait quitté la page d’accueil et ce que ça change pour votre choix de fournisseur. Quand trois patrons de labos se sont contredits la même semaine, on a mis leurs déclarations côte à côte au lieu de gober celle qui faisait le meilleur titre.
Le test que je m’impose : un lecteur averti doit apprendre quelque chose à chaque édition, quelque chose qu’il ne trouvera pas ailleurs. Si une section pourrait sortir telle quelle de 50 autres newsletters, elle dégage avant l’envoi.
La Newsletter TDAH : lente, sourcée, sans coaching déguisé
La Newsletter TDAH sort tous les quinze jours, pour les adultes francophones concernés — diagnostiqués ou en questionnement, TDAH ou AuDHD (le combo TDAH + autisme).
La promesse est l’exact inverse du feed Instagram : par édition, un mécanisme décrypté, des sources peer-reviewed citées avec leur niveau de preuve, un débat tranché, et trois voix de la communauté. Sans hype, sans infantilisation, sans “5 astuces pour hacker ton cerveau”. Quand on a écrit sur la paralysie d’initiation — pourquoi tu sais quoi faire et tu n’y arrives pas, on a remonté jusqu’à la revue de Faraone et al. (2024) et aux implementation intentions de Gollwitzer, en disant honnêtement où la science est solide et où elle ne l’est pas encore.
J’écris cette newsletter lentement, et ça se sent. Chaque édition commence par “tu as le droit de la lire en deux fois”, indique sa durée, et place le numéro de prévention du suicide (le 3114) en bas quand le sujet remue. Ce n’est pas du marketing du soin. C’est juste écrit par quelqu’un qui sait à quoi ressemble une journée où la tête ne suit pas. La dernière en date va jusqu’à chiffrer la facture énergétique du masking et du burnout autistique.
Mes quatre engagements (et comment vous pouvez les vérifier)
Une page “À propos” qui promet la lune ne vaut rien. Voici quatre engagements concrets, formulés pour que vous puissiez me coincer si je dérape.
- La lenteur plutôt que la cadence. Je ne publie pas pour publier. Si une édition n’a pas d’angle réel, je la reporte — j’assume même publiquement de décaler un sujet promis plutôt que de livrer du remplissage.
- Zéro hype. Pas de “révolutionnaire”, pas de “game changer”, pas de chiffre balancé sans contexte. Sur l’IA, je sépare systématiquement ce qui est vrai de ce qui est gonflé. Sur le TDAH, je distingue le vécu (réel) du concept scientifiquement validé (souvent absent).
- Chaque lien est traçable. Toute affirmation chiffrée remonte à sa source primaire datée : DOI, PMID, prospectus SEC, communiqué officiel. Sur le médical, le niveau de preuve est indiqué (peer-reviewed, clinique, patient). Si un chiffre est une estimation, c’est écrit “[estimation]”. Si je me trompe, je corrige et je le dis.
- Un humain lit chaque réponse. Répondez à n’importe quelle édition, c’est moi qui lis. Pas un bot, pas une boîte de support, pas un “ne pas répondre à cet email”. Les meilleures corrections que j’ai reçues venaient de lecteurs.
Comment me joindre
Pas de formulaire à dix champs, pas de chatbot. Une adresse : hello@nissiel.co.
Écrivez-moi pour me signaler une erreur (j’en fais), proposer un sujet, partager un verbatim pour la newsletter TDAH, ou juste engueuler un angle avec lequel vous n’êtes pas d’accord. Je réponds moi-même. Et si vous voulez juste vous abonner, tout part de La Semaine IA ou de la Newsletter TDAH — c’est gratuit, et le seul moment où vous aurez de mes nouvelles, c’est quand j’ai vraiment quelque chose à dire.
Questions fréquentes
Qui est Nissiel Thomas et qui écrit ces newsletters ?
Je suis Nissiel Thomas, founder d'Ava First AI à Paris, développeur (Next.js, TypeScript, Python, Supabase). J'écris seul les deux newsletters du site : La Semaine IA et la Newsletter TDAH. Ce n'est pas une rédaction ni un pipeline automatisé — une seule personne, identifiable et joignable.
Es-tu médecin ou professionnel de santé pour écrire sur le TDAH ?
Non, et je le dis clairement. Je suis concerné par le TDAH à titre personnel, avec un diagnostic en cours. Ma légitimité n'est pas clinique : elle tient à la lecture rigoureuse des études peer-reviewed, à la citation des sources primaires avec leur niveau de preuve, et au refus de relayer un concept non validé. La newsletter ne remplace jamais un avis médical.
Pourquoi un même site parle d'intelligence artificielle et de TDAH ?
Parce que ce sont mes deux sujets et qu'ils partagent le même problème : un océan de bruit qui se fait passer pour de l'info. Sur l'IA, c'est le post LinkedIn qui n'a pas lu le prospectus ; sur le TDAH, c'est le concept viral sans validation scientifique. Même méthode anti-hype, deux fronts.
Est-ce que les newsletters sont payantes ?
Non, l'inscription est gratuite sur les deux. La Semaine IA sort chaque semaine, la Newsletter TDAH tous les quinze jours. Vous ne recevez un email que quand il y a un angle réel à partager, jamais pour publier à vide.
Comment être sûr que les chiffres cités sont fiables ?
Chaque affirmation chiffrée remonte à sa source primaire datée : DOI, PMID, prospectus SEC, communiqué officiel. Le niveau de preuve est indiqué sur le médical. Une estimation est signalée comme telle. Et si une erreur passe, je corrige publiquement — un humain (moi) lit chaque réponse à hello@nissiel.co.
Comment te contacter ou proposer un sujet ?
À hello@nissiel.co. Je lis et réponds moi-même : signalements d'erreur, propositions de sujet, verbatims pour la newsletter TDAH, ou désaccords sur un angle. Pas de bot ni de support intermédiaire.
Sources
- Beheshti, Chavanon & Christiansen (2020), BMC Psychiatry — méta-analyse dysrégulation émotionnelle TDAH adulte (n=2535)
- Faraone SV, Banaschewski T, Coghill D et al. (2024), Nature Reviews Disease Primers — revue de référence internationale sur le TDAH
- Raymaker DM, Teo AR, Steckler NA et al. (2020), Autism in Adulthood — première définition clinique du burnout autistique
- OpenAI (2026) — collaboration PwC pour les directions financières
- Cerebras Systems — prospectus S-1 déposé à la SEC (EDGAR)