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#8 · 9 juin 2026 · 7 min de lecture

Amazon et Google ont cumulé 45 milliards de profits IA ce trimestre. Anthropic ne leur a rien versé.

Microsoft finance OpenAI qui finance Cerebras. Amazon finance Anthropic qui paye Amazon. La moitié des profits records de Big Tech ce trimestre est une écriture comptable — pas des ventes. Sept minutes pour comprendre la structure la plus importante de l'IA en 2026.

Illustration éditoriale — Amazon et Google ont cumulé 45 milliards de profits IA ce trimestre. Anthropic ne leur a rien versé.

Ce trimestre, les journaux ont titré « Big Tech résiste » en annonçant les bénéfices records d’Amazon et de Google. C’est exact. Et c’est exactement le mauvais cadrage.

Une bonne partie de ces bénéfices ne venait pas de clients qui avaient acheté plus de produits. Elle venait d’une ligne dans leurs documents comptables — pas d’un euro réel, une réévaluation sur le papier. Le nom de cette ligne : la réévaluation de leur participation dans Anthropic. Zéro cash versé par Anthropic. C’est légal, transparent, conforme aux normes américaines. Et ça change tout ce qu’on croit savoir sur qui gagne vraiment avec l’IA en 2026.

Je t’avais promis ce sujet dans l’édition #7. Voilà ce que j’ai trouvé.


À retenir en 3 puces tranchées :


I.Le gros truc — Qui finance qui, et pourquoi ça te concerne

Au premier trimestre 2026, Amazon et Alphabet ont cumulé 45 milliards de réévaluations comptables de leurs parts dans Anthropic. Aucun euro versé par Anthropic. Voilà le mécanisme que personne n’explique dans les fils LinkedIn triomphants.

Commençons par la toile. Quatre liens principaux, chacun avec ses chiffres vérifiés :

Microsoft → OpenAI. 13 milliards de dollars investis depuis 2019. Microsoft détient aujourd’hui 27 % du capital d’OpenAI Group PBC. En contrepartie, OpenAI s’est engagé à acheter 250 milliards de dollars de services Azure jusqu’en 2032[1]. L’accord d’exclusivité Azure a pris fin en avril 2026 — OpenAI peut maintenant utiliser AWS et Google Cloud — mais les 250 milliards contractuels restent[2]. Résumé : Microsoft finance OpenAI, OpenAI finance Microsoft en retour.

Amazon → Anthropic. 33 milliards au total : 8 Md$ investis historiquement, auxquels s’ajoutent 5 Md$ fermes + 20 Md$ conditionnels annoncés en avril 2026[3]. En contrepartie, Anthropic s’engage à dépenser plus de 100 milliards sur AWS sur 10 ans. La participation d’Amazon dans Anthropic est estimée à plus de 70 milliards aujourd’hui — gain latent de 62 Md$ sur une mise initiale de 8[4].

Google → Anthropic. 40 milliards engagés au total (environ 3 Md$ investis avant avril 2026, puis 10 Md$ immédiats + 30 Md$ conditionnels en avril 2026). Google détient ~14 % d’Anthropic, plafonné contractuellement à 15 %. En contrepartie, Anthropic utilise les puces TPU de Google — les processeurs de calcul IA conçus par Google en alternative aux GPU de Nvidia — et ses services cloud[5].

OpenAI → Cerebras. On l’avait déjà suivi dans l’édition #7. Prêt de 1 milliard à 6 %, option pour ~10 % du capital, contrat de 20 milliards de calcul de 2026 à 2030. OpenAI est simultanément le principal client de Cerebras, son créancier, et bientôt son actionnaire[6].

45 Md$
de réévaluations comptables déclarées par Amazon et Alphabet au seul premier trimestre 2026 — dont aucun centime n’a transité d’Anthropic vers leur compte. La règle mark-to-market autorise à inscrire en profit la revalorisation d’une participation, même si rien n’a été vendu.

Maintenant, le mécanisme. Voilà comment une ligne comptable devient un « bénéfice » sans que personne ne vende quoi que ce soit de plus.

À chaque fois qu’Anthropic lève des fonds à une valorisation plus haute — Anthropic vient de déposer confidentiellement pour son IPO à 965 milliards de dollars[7] — Google et Amazon doivent recalculer ce que vaut leur participation. Cette réévaluation, la norme comptable américaine GAAP l’autorise à passer en résultat net : c’est la règle « mark-to-market » — on comptabilise le gain comme si on avait vendu, même si on n’a rien vendu. Au premier trimestre 2026, cette ligne a généré 28,7 Md$ chez Alphabet et 16,8 Md$ chez Amazon[4]. Aucun cash n’a bougé.

Le consultant fiscal américain Robert Willens l’a expliqué à Fortune en substance — plus ils investissent dans Anthropic, plus ils peuvent déclarer de profit, sans qu’Anthropic leur verse un seul dollar[4].

Le cercle : Google investit dans Anthropic → Anthropic est valorisé plus haut → Google « gagne » de l’argent sur sa participation → Google peut réinvestir → Anthropic est valorisé encore plus haut. Amazon fait la même chose en parallèle.

J’avais promis de regarder qui avait déjà vu ce film. Voilà deux exemples précis — et la nuance cruciale qui sépare 2000 de 2026.

Global Crossing, 2001. Cette société de télécoms avait construit un réseau fibre sous-marin. Pour gonfler ses revenus, elle échangeait de la capacité réseau avec ses concurrents : Global Crossing vendait 100 millions de capacité à Qwest, Qwest lui revendait 100 millions en retour. Chacun enregistrait 100 millions de « revenus ». Au Q2 2001, 32 % des revenus déclarés de Global Crossing étaient des swaps de ce type — sans ces transactions circulaires, son EBITDA (une mesure courante de rentabilité, avant intérêts, impôts et amortissements) passait de +472 millions à -43 millions. Faillite en janvier 2002. Pertes pour les investisseurs : 54 milliards de dollars[8].

Qwest Communications. La SEC — le gendarme des marchés américains — a établi que Qwest avait frauduleusement reconnu plus de 3,8 milliards de revenus entre 1999 et 2002. Plus des deux tiers de ses ventes de capacité réseau en 2001 étaient des swaps circulaires[9].

Ce qui diffère de 2000 — et ce qui est identique

La différence : Global Crossing et Qwest commettaient des fraudes : des transactions qui n’existaient pas vraiment, ou conçues pour gonfler artificiellement des revenus fictifs. Aujourd’hui, les participations de Google et Amazon dans Anthropic sont réelles, déclarées, et conformes aux normes. Les revenus d’Anthropic (des millions de clients paient vraiment pour Claude) sont réels. Rien d’illégal ici.

Ce qui est identique : les mêmes acteurs sont à la fois les financeurs, les clients et les fournisseurs de leurs partenaires IA. Leurs bénéfices déclarés dépendent de la valorisation de ces partenaires. Et ce sont eux qui font monter cette valorisation en continuant d’investir. La structure économique est circulaire — même si la comptabilité est propre. « C’était légal en 2000 aussi, jusqu’à ce que ça ne le soit plus » est le mauvais signal. Le bon signal est : qui a de la vraie demande externe, hors du cercle ?

Les quatre choses concrètes à surveiller — que je t’avais promises[10] :

1. La part des profits d’Amazon et Google issue de gains Anthropic. Si ce ratio monte encore (déjà ~47 % au premier trimestre 2026), les « bénéfices records » de Big Tech sont de plus en plus comptables. Le jour où Anthropic entre en bourse avec une décote de plus de 20 % sur sa valorisation privée de 965 Md$ — ce qui s’est produit avec Klarna, Stripe, et beaucoup de licornes 2021-2022 — ces « bénéfices » se transforment en pertes en une journée.

2. Le prix d’introduction des IPOs Anthropic et OpenAI. Fenêtre annoncée : fin 2026 / début 2027. Si l’un des deux entre à plus de 20 % sous sa dernière valorisation privée, c’est le signal que les rondes privées étaient gonflées par des investisseurs stratégiques qui avaient intérêt à marquer leur propre position à la hausse.

3. Revenus cloud de Microsoft, Amazon, Google vs leurs dépenses IA. En 2026, leur capex IA combiné — dépenses d’infrastructure (datacenters, puces, câbles) — monte à 739 milliards de dollars sur 2026, soit +78 % vs 2025. Si les revenus cloud ne suivent pas à +50 % minimum, le ROI est négatif[10]. Les 10-Q trimestriels (rapports financiers déposés à la SEC) détaillent ces deux chiffres.

4. Ce que disent Dalio et Dimon. Ray Dalio (Bridgewater Associates, le plus grand fonds spéculatif du monde) a dit cette semaine que ses indicateurs de bulle « approchent le niveau de 2000 et 1929 ». Jamie Dimon (JPMorgan) a parlé de « beaucoup d’exubérance » et classé ce moment dans la même catégorie que 1972, 1986, 2000, et 2007. Quand ces deux-là utilisent les mêmes mots la même semaine, ce n’est pas de la prudence rhétorique[11].

Lundi matin, tu fais ça :
  1. La prochaine fois qu’on t’annonce des « bénéfices records Big Tech », cherche la ligne « gains sur participations en actions ». Dans les 10-Q du premier trimestre 2026 d’Alphabet et d’Amazon, elle est là — noir sur blanc. C’est la ligne comptable qui sépare les vrais revenus des profits circulaires.
  2. Note les dates d’IPO d’Anthropic et d’OpenAI. Le prix d’introduction vs la dernière valorisation privée sera le vrai test de marché. Une décote > 20 % = signal fort que les valorisations privées étaient en circuit fermé.
  3. Si tu utilises Claude ou ChatGPT, sache qu’ils sont vendus à perte. OpenAI projette 14 milliards de pertes en 2026, malgré 25 milliards de revenus annualisés. Ces outils sont subventionnés pour capturer le marché. À un moment, quelqu’un paiera le vrai prix — et la question est : qui, et combien ?

II.Trois signaux qui valent ta semaine

Pendant que le financement circulaire se dessinait, trois autres choses ont bougé. Deux sont directement connectées au sujet du jour — et une se passe en Europe.

Signal 1 — Apple paie Google 1 milliard par an pour Siri. Le cercle s’élargit.

NEUF 8 juin — ce matin. Tim Cook a tenu sa dernière keynote WWDC à Apple Park (il passe la main à John Ternus le 1er septembre). L’annonce principale : Siri tourne désormais sur un modèle custom de Google, Gemini, pour lequel Apple paie environ 1 milliard de dollars par an[12]. iOS 27 (bêta en septembre) donnera le choix entre Claude, ChatGPT ou Gemini comme assistant IA par défaut sur iPhone.

C’est Apple — champion absolu de la maîtrise de sa chaîne technologique — qui reconnaît ne pas être capable de faire de l’IA compétitive maison. Et qui ouvre l’iPhone à Claude (Anthropic) et ChatGPT (OpenAI) — les deux entreprises dans lesquelles Google et Amazon ont investi des dizaines de milliards. Le cercle s’élargit encore : maintenant, la plus grande plateforme mobile du monde y cotise aussi. Camille va bientôt choisir son IA comme elle choisit son opérateur.

Signal 2 — ChatGPT se souvient de tout. Même ce que tu as demandé d’effacer.

À SURVEILLER 4 juin. OpenAI a déployé « Dreaming V3 », une nouvelle architecture de mémoire pour ChatGPT Plus et Pro. La nouveauté majeure : ChatGPT synthétise automatiquement tes conversations passées pour personnaliser ses futures réponses. L’extension aux comptes gratuits est annoncée pour les prochaines semaines, rendue possible par une réduction de 5× du coût de calcul[13].

Le détail qui mérite ton attention : supprimer une conversation ne supprime pas les souvenirs que ChatGPT en a tirés. Si tu as discuté de ta situation professionnelle ou d’un brief client dans une conversation effacée, les conclusions actives restent. C’est dans les conditions d’utilisation. Ce n’est pas caché. Mais presque personne ne les lit. Action concrète : Settings → Personalization → Memory → décide activement ce que tu veux garder ou non.

Signal 3 — Les premiers robotaxis WeRide-Uber en Europe : Madrid ouvre la voie

À SURVEILLER 2 juin. WeRide — une startup autonome chinoise cotée au Nasdaq — et Uber ont lancé le premier service commercial conjoint WeRide-Uber réservable en Europe, dans la région de Madrid. Avec des opérateurs à bord au démarrage, montée en puissance vers le mode sans conducteur[14].

Madrid devient la 12e ville mondiale du réseau WeRide (qui opère déjà à Dubai et Guangzhou). L’IA « qui va tout changer » n’est plus dans un labo de Mountain View. Elle dépose des passagers à Madrid, cet été, sur l’app que tu as probablement installée. Pour les équipes qui travaillent sur des expériences physiques ou urbaines : le « quand est-ce que ça change vraiment ? » vient de se déplacer de « dans 10 ans » à « maintenant, dans certains secteurs ».


III.Outil testé — VmakeAI : vidéo UGC depuis un lien produit

TESTÉ Tu colles un lien produit (Amazon, Shopify, n’importe quelle URL) ou tu uploades une photo, et VmakeAI génère une vidéo style UGC — User Generated Content, le format « témoignage créateur » qui performe sur TikTok et Reels — avec un avatar IA, sous-titres automatiques, upscaling 4K, fond retiré. Moteur : Seedance 2.0. Tier gratuit disponible. URL : vmake.ai.

Verdict en 2 lignes : utile pour tester, risqué pour publier.

Ce que ça fait bien : générer 10 variantes de vidéos produit en 20 minutes, tester des hooks visuels différents sans faire appel à un créateur. Pour valider un message marketing avant d’investir dans une vraie production, le gain de temps est réel.

Ce que ça ne fait pas : convaincre un œil TikTok averti. Les avatars restent reconnaissables comme non-humains à 3 secondes de visionnage. Et depuis début 2026, TikTok pénalise algorithmiquement les contenus « fake UGC » identifiés. Usage à retenir : test A/B interne, brief créatif, maquette pour client — pas pour la publication directe. Non-sponsorisé.


IV.Vrai ou faux ?

Affirmation qui circule sur LinkedIn depuis lundi : « Macron a attiré 93 milliards d’euros d’investissements IA à Versailles. La France devient le hub IA de l’Europe. »

Vrai ou faux ?Vrai sur l’intention. Faux sur l’échelle réelle.

Le chiffre est officiel : 93 milliards d’euros annoncés le 1er juin au sommet Choose France à Versailles, avec les patrons de SoftBank, Microsoft, Amazon, Google. La France attire de vrais investissements en data centers. C’est une bonne nouvelle.

Les trois nuances qui manquent dans les posts LinkedIn :

SoftBank = 45 des 93 milliards d’euros à lui seul. La moitié du chiffre vient d’un seul acteur. Et une partie de cet engagement avait déjà été annoncée en avril lors d’une visite Macron au Japon — Choose France en est la répétition publique avec plus de paillettes[15].

« Annoncé » ≠ « signé ». Les 30 milliards d’euros « phase 2 » de SoftBank n’ont ni calendrier ni contrat signé. Les investissements s’échelonnent jusqu’en 2031-2032. Le chiffre annuel réel est autour de 13-18 milliards d’euros — significatif, mais moins spectaculaire que « 93 milliards ».

Le track record tempère l’enthousiasme. Sur les 230 projets annoncés lors des éditions Choose France de 2018 à 2025, L’Usine Nouvelle avait recensé seulement 18 usines réellement construites. Les effets d’annonce et les concrétisations sont deux choses différentes[16].

Le chiffre à suivre dans 24 mois : combien de data centers sont effectivement en chantier. Pas les mégawatts promis en conférence de presse.


V.La semaine prochaine

J’ai glissé un chiffre dans la Monday Box sans l’expliquer : OpenAI projette 14 milliards de pertes en 2026, malgré 25 milliards de revenus annualisés. Ça veut dire que chaque fois que tu utilises ChatGPT, OpenAI perd de l’argent sur ta requête. Idem pour Claude (Anthropic). Idem pour Gemini. Tous sont vendus en dessous de leur coût réel de production — délibérément, pour capturer le marché. On avait entrevu ça dans l’édition #3 quand OpenAI avait basculé en mode commercial.

La semaine prochaine : qui paie vraiment le « gratuit » de l’IA ? Combien de temps la subvention peut-elle tenir ? Et qu’est-ce qui change pour toi — en prix, en disponibilité, en choix — le jour où elle s’arrête ? C’est la suite logique du financement circulaire : les cercles ne tournent que si quelqu’un paie l’énergie du manège.


À très vite,
Niss

Tu as aimé cette édition ? Forward-la à quelqu’un qui regarde les résultats de Big Tech et croit que « ça cartonne ». Tu n’as pas aimé ? Réponds-moi en direct — chaque mail revient à mon inbox.


Références

  1. GeekWire, « Microsoft secures 27% stake in OpenAI in new deal with commitment for $250B in Azure usage » — octobre 2025.
  2. VentureBeat, « Microsoft and OpenAI gut their exclusive deal, freeing OpenAI to sell on AWS and Google Cloud » — avril 2026.
  3. CNBC, « Amazon to invest up to $25 billion in Anthropic as part of AI infrastructure push » — 20 avril 2026.
  4. Fortune, « Google and Amazon are booking billions in AI profits. It’s all because of Anthropic. » — 30 avril 2026.
  5. CNBC, « Google agrees to new $1 billion investment in Anthropic » + TechFundingNews (Google $40B engagement avril 2026) — janvier 2025 + avril 2026.
  6. TechCrunch, « OpenAI’s cozy partner Cerebras is on track for a blockbuster IPO » (prêt 1 Md$, warrants, contrat 20 Md$) — 4 mai 2026.
  7. Fortune, « Anthropic confidentially files for IPO at $965 billion valuation » — 1er juin 2026.
  8. Substack, « Dot-Com Flashback: Capacity Swaps » — analyse Global Crossing (32% revenus circulaires, EBITDA +472 → -43 M$, faillite jan. 2002) — 2025.
  9. SEC, complaint contre Qwest Communications (3,8 Md$ de revenus frauduleux reconnus entre 1999 et 2002, swaps circulaires) — SEC.gov.
  10. 247 Wall St., « Why Big Tech’s equity investments may be fueling their own AI bubble » (capex +78%, $739 Md$, self-reinforcing loop) — mars 2026.
  11. Fortune, « AI boom bubble fears: Dalio, Dimon compare 2026 to 1999, S&P earnings expectations top 2000 peak » — 8 juin 2026.
  12. TechTimes, « Apple WWDC 2026 : Siri rebuilt on Gemini, iOS 27 AI Extensions, Cook farewell keynote » — 8 juin 2026.
  13. 9to5Mac, « OpenAI says ChatGPT’s memory feature is getting smarter and coming to free users » — 4 juin 2026. Et TechTimes (suppression conversation ≠ suppression des souvenirs) — 5 juin 2026.
  14. GlobeNewswire, « WeRide, Uber and AVOMO bring robotaxis to Madrid » — 2 juin 2026.
  15. Euronews, « SoftBank to invest €75bn in French AI data centres » (dont 45 Md$ annoncés Choose France 2026) — 1er juin 2026.
  16. Next.ink, « Choose France 2026 : un montant record de 93 milliards d’euros à relativiser » (dont analyse track record L’Usine Nouvelle 18/230 projets concrétisés) — juin 2026.